Newsletter d’Écho Antonin Artaud — Septembre 2026

Chères lectrices, chers lecteurs,

J’espère que vous avez passé un bel été et je suis très heureux de vous retrouver en cette rentrée sur le blog d’Écho Antonin Artaud.

L’été qui s’achève aura été particulièrement riche et mouvementé en actualités artaudiennes, avec plusieurs publications, découvertes et nouvelles pistes de recherche.

Tout d’abord, j’ai été très honoré de participer au magnifique troisième numéro de Halo, revue aussi originale qu’inclassable, avec un article intitulé « De la Sierra aux ondes du passé : Artaud et l’autre régime du temps ». J’y interroge les formes, les visions et les présences qu’Artaud croit percevoir dans les paysages de la Sierra Tarahumara, ainsi que la manière dont cette expérience transforme son rapport au réel, au signe, à l’image et au temps.

Un autre article récemment publié sur le blog revient sur un document particulièrement intéressant : un tapuscrit d’Antonin Artaud destiné à André Breton, retrouvé en 1950 par Paule Thévenin. Ce document permet de revenir à la fois sur les rapports complexes entre Artaud et Breton et sur le rôle essentiel joué par Paule Thévenin dans la conservation et la transmission de son œuvre.

Cet été m’a également réservé, un peu par hasard, une étonnante découverte : la publication en ligne, en espagnol, de mon premier ouvrage, Antonin Artaud ou l’anarchiste courroucé, sous le titre Antonin Artaud o el anarquista rabioso, dans une traduction d’Enrique Flores. Cette découverte m’a conduit à m’intéresser davantage aux recherches menées par Enrique Flores sur Artaud et le Mexique, auxquelles j’ai consacré un article sur le blog d’Écho Antonin Artaud.

https://www.malatestaenobranegra.com/antoninartaudoelanarquistarabioso

Deux longs articles sont également venus enrichir récemment le blog de la revue.

Le premier, « Une géographie de la souffrance : les cures d’Antonin Artaud, de La Rouguière au Chanet, 1915-1919 », revient sur une période encore mal connue de la jeunesse d’Artaud, marquée par une succession de cures, de déplacements et de tentatives thérapeutiques. Une version de cette recherche a également été publiée dans la revue ActuaLitté.

Le second est une longue « Réponse à Florence de Mèredieu : L’Affaire Artaud**, Paule Thévenin et les ombres de l’héritage », dans laquelle je reviens sur plusieurs questions liées à l’édition de l’œuvre d’Artaud, à ses archives et au rôle de Paule Thévenin. Il m’importait notamment de rétablir certains faits et de revenir sur plusieurs accusations formulées à son encontre qui me paraissent injustes ou insuffisamment fondées.

Autre étape importante : après près de quinze années de travail, mon dernier ouvrage, Le Théâtre et son Double Ka, est désormais achevé. Consacré à une lecture approfondie du Théâtre et son Double, il est aujourd’hui à la recherche d’une maison d’édition susceptible de l’accueillir.

Prochainement

Plusieurs nouveaux travaux sont déjà en préparation.

Très prochainement paraîtra dans le Bulletin des Belles Lettres un nouvel article que j’ai consacré aux glossolalies d’Antonin Artaud, à leur fonctionnement et à la place singulière qu’elles occupent dans son travail sur le langage.

Pour le blog d’Écho Antonin Artaud, je prépare également trois longues études. La première sera consacrée à Antonin Artaud et Jacques Lacan, à leurs points de rencontre, à leurs écarts et aux rapprochements possibles entre certaines de leurs conceptions du langage, du corps et de la folie.

La seconde abordera la question de l’identité, en mettant en regard certains aspects de l’œuvre et de l’expérience d’Artaud avec la pensée de Paul Ricœur, notamment autour de l’identité narrative, de la permanence et de la transformation de soi.

La troisième sera consacrée à la célèbre soirée du Théâtre du Châtelet, en revenant avec précision sur son déroulement, les personnes présentes, les prises de parole, les réactions du public et de nombreux détails souvent laissés de côté dans les récits consacrés à cet épisode.

Colette Thomas récitant Artaud lors de cette fameuse soirée

De nouvelles recherches, de nouvelles publications et surtout l’envoi qui m’a été fait par Pablo Postigo Romero, traducteur espagnol de Suppôts et Suppliciations, de textes d’Artaud destinés à Colette Thomas que je ne connaissais pas encore, viendront également prolonger très prochainement cette rentrée artaudienne. Ces documents nourriront, aux côtés de ma biographie, l’un de mes projets les plus ambitieux consacrés à Artaud. Je n’en dirai pas davantage pour le moment, car sa réalisation ne dépend pas uniquement de moi, et aussi afin de préserver l’effet de surprise…

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle rentrée et vous remercie chaleureusement de continuer à suivre les travaux et les publications d’Écho Antonin Artaud.


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